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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 11:55

 

La dystopie pour les ados se porte bien depuis quelques années. Elle ne détrône pas la bit-lit mais comme elle n'appartient pas au même genre narratif, elle ne s'adresse pas forcément au même public.

Mais que signifient donc ces termes barbares ?

La bit-lit, du verbe anglais to bite = mordre et de lit = literature (en anglais), est un anglicisme pour désigner les histoires de vampires. Cette dénomination a été créée par l'éditeur français Bragelonne qui en a déposé la marque.

Disons d'abord que l'utopie est la description d'une société idéale où règnent la justice, l'abondance et le bonheur pour tous. Les auteurs de Science-Fiction préfèrent évidemment écrire des contre-utopies qui présentent non pas le meilleur des mondes mais le pire, ce qui leur permet de prévoir les dérives de notre société actuelle.

La dystopie, ou contre-utopie, est donc la description, au moyen d'une fiction, d'univers déshumanisés et totalitaires dans lesquels les rapports sociaux sont dominés par la technologie et la science.

Big Brother

Ces romans d'anticipation imaginent des sociétés hiérarchisées, contrôlées sur tous les aspects, à tous les moments et partout : naissance, école, mariage, travail, activités de loisirs et pour finir, mort.

 

On pense immédiatement aux classiques du genre :

Le Meilleur des mondes, Aldous Huxley, Grande-Bretagne, 1932

1984

présentation de la FNAC :

Demain, le bonheur sera universel et obligatoire. Dans le meilleur des mondes, les foetus sont "préparés" dans les incubatrices en fonction du rôle qu'on leur destine. [...] Un système éducatif qui façonne les esprits comme les corps, une société communautaire qui proscrit l'individualisme, où la cellule familiale ne peut exister, un monde méthodiquement planifié pour contraindre un bonheur artificiel, pour museler les passions et les interrogations...


  1984, George Orwell, Grande-Bretagne, 1949

1984

présentation de l'éditeur :

George Orwell s'est inspiré de Staline pour en faire son "Big Brother", figure du dictateur absolu  et du fonctionnement de l'URSS des années trente pour dépeindre la société totalitaire ultime.

vu dans la presse :

  • Big Brother, personnage métaphorique de la surveillance de masse telle qu'imaginée par George Orwell dans "1984", connaît un nouveau succès commercial dopé par les révélations récentes sur un système d'espionnage électronique géant mis en place par le renseignement américain. (Libération, 11 juin)
  • Sur le site d'Amazon aux Etats-Unis, les ventes de ce récit ont augmenté de 6000% (Le Figaro, 12 juin)

 

Farenheit 451, Ray Bradbury, USA, 1957.

Farenheit 451présentation de l'éditeur :

451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s'enflamme et se consume. Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres, dont la détention est interdite pour le bien collectif. Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d'un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l'imaginaire au profit d'un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement poursuivi par une société qui désavoue son passé.

  863278706

 

 

 

 

 

 

 

 

La littérature jeunesse s'est emparé de ce genre et ce n'est pas récent : voir article suivant



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Published by association-brouillons-de-culture.over-blog.com - dans Littérature
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